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On remarque chez beaucoup de coureurs, moi le premier, certains traits de personnalité communs : une attention méticuleuse aux détails et aux données; un entêtement à persévérer malgré la fatigue ou les blessures; et des habitudes d’entraînement ancrées profondément. Pour certains, l’entraînement sur piste du jeudi est sacré. Pour d’autres, c’est la longue sortie du dimanche, beau temps, mauvais temps. Une coureuse croit dur comme fer à l’allure « tempo », l’autre ne jure que par le contre la montre. Ces habitudes sont enracinées, cultivées depuis des années, voire des décennies. Plus on vieillit, plus il semble ardu d’en déroger. Pourtant, bouleverser cette routine, transgresser ces rituels, pourrait être une bonne façon d’éviter les blessures et de continuer à progresser. Je m’attarderai aujourd’hui à trois aspects : le calendrier, la variété et la montée.

 Le calendrier

J’ai tendance à respecter le même horaire pendant de longues périodes. Mardi : entraînement en montée; jeudi : piste; samedi : longue sortie; dimanche : tempo. Avec le temps, cette méthode m’a mené à connaître des plateaux. Le corps, complètement accoutumé à cette routine, stagne. J’ai réalisé deux choses : 1) il est tout à fait possible de respecter un calendrier qui s’étend sur 10 ou 14 jours 2) il est souvent plus bénéfique de reporter à plus tard un entraînement quand les jambes, ou la tête, n’y sont pas. En modifiant mon calendrier, par exemple en choisissant d’effectuer 3 entraînements en intensité sur 14 jours plutôt que 2 par semaine, je m’accorde davantage de temps pour la récupération et plus de latitude quant au moment où j’effectuerai ces efforts.

La variété

Si la comptine dit « qu’un kilomètre à pied, ça use les souliers », on peut probablement affirmer que « 6 jours de course à pied par semaine, ça use… à peu près tout ». Dans un monde idéal, je courrais 6 jours par semaine, 52 semaines par année. Mais ça ne fonctionne pas ainsi, du moins pas dans mon cas. C’est pourquoi j’ai développé, au fil des années, des habiletés dans d’autres sports, même s’ils ne m’apportent pas tout à fait la même joie que la course à pied. On parle ici d’entraînement croisé. Ce que je préfère? L’été, j’opte pour le vélo, sport sans impact, exigeant sur le plan cardio-vasculaire, qui me permet de découvrir les routes et paysages environnants. L’hiver, je choisis sans hésiter le ski de fond de style classique, qui rappelle un peu le mouvement de la course à pied. J’aime le calme qui entoure le ski, l’attention qu’on porte à la technique et l’effort qu’exige la montée. Si le temps est maussade, l’elliptique constitue une belle option, notamment s’il est possible d’ajuster non seulement la résistance mais aussi la pente.

La montée

Afin de réduire l’impact de la course à pied et limiter les courbatures, j’aime ajouter à ma routine des intervalles en montée, idéalement sur gravier. Cette méthode permet de développer force et puissance et ne s’accompagne pas (ou moins) des raideurs créées par la piste ou la route. La science nous a appris que tout ce qui monte doit redescendre, et oui, il est possible que la descente qui suit les intervalles en montée crée des courbatures, mais le corps s’y habituera rapidement. Pour celles et ceux qui accordent beaucoup d’importance à leur allure, sachez que Strava propose la vitesse ajustée selon la pente (VAP), qui « donne une estimation de l’allure équivalente lors de la course sur terrain plat, ce qui permet au coureur de comparer plus facilement ses courses sur terrain vallonné et sur terrain plat ». J’ai testé cette fonctionnalité et, à mon avis, elle semble plutôt précise, surtout sur un terrain non technique.

Conclusion

Si certaines habitudes méritent d’être perturbées, d’autres doivent plutôt être préservées : dormir suffisamment afin de bien récupérer; aborder l’entraînement avec enthousiasme et sagesse; et se nourrir d’aliments naturels à 100 %, qui procurent l’énergie, les vitamines et minéraux nécessaires à une vie active. À ce sujet, je vous invite à tester les produits Kronobar, que ce soit avant, pendant ou après l’entraînement. Mon coup de cœur : la barre d’énergie Chocolat Espresso. Ce qui m’amène à penser que je devrais peut-être consommer moins de caféine. Hum… Non! Je vais conserver cette habitude et renoncer à une autre!

Sur ce, bonne course!

Benoît

Originaire de Buckland, dans la région de Bellechasse, Benoît a découvert la course à pied il y a une dizaine d’années à Vancouver. Coureur en sentier et sur route, cycliste et fondeur, il a participé aux championnats du monde de course en sentier à deux reprises, en 2015 et 2016. Ambassadeur Rekarb (et maintenant Kronobar!) depuis 2016, il est également entraîneur, bénévole dans divers évènements sportifs et rédacteur d’articles liés au sport et à la santé.