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Abandonner ou persévérer ?

C’est LA question !! En tant qu’athlète, combien de fois nous vient-elle à l’esprit cette terrible question,  lorsque nous vivons des situations de blessures qui nous ralentissent dans la progression de nos objectifs ?!

Voici ma liste exhaustive d’obstacles des derniers mois : chirurgie dans ma bouche, sinusite, bronchite, laryngite, pharyngite… « name it, I got it » et tout cela juste pour l’automne dernier. Ouf, tout cela est maintenant guérit ! 

Je décide de faire une  pause dans les multiples interventions chirurgicales qui sont à venir pour mes dents. Nous parlons d’une greffe d’os, du retrait d’une incisive et de la pose de deux implants avec une couronne pour couronner le tout! 

Wow! Eh bien non! Tout comme vous,  je connais les fameuses blessures que nous craignons tous. Oui, tout comme vous, je vis cette crainte et cette frustration qui les accompagnent.

Depuis maintenant huit semaines c’est l’arrêt complet pour la course à pied! Vous tous qui me connaissez, vous comprenez l’énorme embûche que cela me pose pour atteindre l’objectif de juillet 2020 afin de monter sur le podium aux 400 mètres et aux 800 mètres lors des championnats du monde Vétéran. Si l'événement a lieu bien sûr.

Lors de mon dernier entrainement sur piste qui fut de 2 fois (4 fois 150 m.) en 21-23 secondes avec 250 mètres de jogging pour récupération, mon ischio-jambier gauche ne semble pas avoir apprécié, et depuis j’ai un inconfort important.  Il est plus positif d’utiliser le mot  « inconfort » au lieu de douleur pour le cerveau. C’est un impact plus constructif sur notre pensée, l’essentiel pour réussir nos objectifs.  L’inconfort commence à se résorber depuis une semaine.  Il est trop tôt pour penser à courir et surtout penser à la vitesse.  

Suivie par mon médecin, j’ai les prescriptions pour un MRI ou une échographie afin de mesurer l’ampleur de cet inconfort qui, pour ma part, je soupçonne d'être une déchirure partielle entre l’ischio et l’adducteur. Ces requêtes seront probablement un peu longues à se faire, car le système hospitalier est fort achalandé en ce moment. D’ici là, de mon côté,  je fais du cross-training et divers traitements pour accélérer la guérison.

Et nous revoilà face au fameux dilemme : Tout lâcher ou persévérer?!  Cette question a monté suite à une « écoeurantite » aigüe de tous les obstacles qui constamment se présentent sur mon parcours.

Ce n’est pas la première blessure qui survient en plus de 20 ans de course à pied! Certains athlètes sont plus chanceux que moi sur le sujet.  Suite à cette blessure j’ai vécu toutes les émotions et frustrations d’impuissance possible.  Durant plus de deux semaines, j’ai jonglé avec la fameuse question : « Abandonner ou persévérer?! »

J’ai fait le choix de retourner faire mes entraînements en piscine le plus souvent possible, lors du bain libre du YMCA, tout près de chez moi. Ce type de training a pris plusieurs jours avant de me donner l’assurance et la satisfaction mentale que j’atteindrais mes objectifs de l’été qui vient. J’ai retrouvé la motivation pour persévérer!

Une motivation animée par une attitude différente de tout ce que je pouvais avoir vécu à ce jour. Résultant du désespoir et du découragement ressentis suite à la dernière blessure, j’ai ressenti un lâché-prise et une acceptation de la perte de contrôle de la situation après quelques semaines de questionnement.  Admettons également que je déteste aller à la piscine, sauf si c’est à Tahiti avec plus de 30 degrés celsius.

Alors j’ai besoin de cette nouvelle attitude de motivation pour aller au vestiaire, mettre ma tuque de course en tant que casque de bain et avancer sur place pendant des heures cintrée de la ceinture d’aqua-jogging sur le tronc, également pour répondre aux multiples questions des autres sur ce que je fais exactement dans l’eau et pourquoi je cours sur place!

Ce qui a le plus nourri ma motivation est le souvenir que mon meilleur temps à vie aux 800 m. fut de 2:09.01 à l’âge de 24 ans.  Cela fut réaliser après avoir fait 6 mois d’Aqua jogging combiné à un peu d’elliptique et de musculation.  Ce souvenir me répétait : OK Rose-Marie, tu peux quand même y arriver, tout est possible.  À cette époque, j’étais souvent en piscine et mon entraîneur de l’époque, Sylvain Lavallée, passait plusieurs  heures par semaine à marcher le long de la piscine pour me superviser et me donner le support moral afin que je persévère.

Je tiens à souligner que la présence d’un ami à la piscine soutient ma motivation à y aller, car je sais que quelqu’un m’attend pour m’encourager. Même si je suis grande maintenant, avoir un partenaire d’entraînement est un plus et m’encourage.

Avec ma nouvelle attitude ZEN je vis mon quotidien au jour le jour et je suis fière de me dire que je suis capable d’avoir un regard plus serein pour la suite des choses. Cela soutient ma persévérance à continuer jusqu’aux épreuves de l’été 2020 et de vivre une pleine satisfaction de faire de mon mieux continuellement.

« Celui qui arrête de courir n’a aucune chance de gagner la course! »

En vue des circonstances qui nous entourent depuis ces derniers jours et des mesures que nous devons prendre afin de lutter contre la propagation du Covid-19, il est nécessaire d'adapter à nouveau mon entrainement.

 

Pratiquer la course à pied en solo à l’extérieur est désormais une excellente alternative pour continuer à bouger, mais malheureusement, ce n’est pas une option pour moi dût à ma blessure, et vue que la piscine n’est plus accessible, je tente de trouver des alternatives qui vont faire travailler mon système cardio vasculaire sans trop solliciter l’attache de mon ischio-jambier à la fesse. Je suis chanceuse, j’ai un appareil elliptique à la maison, mais je ne veux pas trop en faire car cette activité est tout de même un peu irritante pour ma blessure.

 

Que me reste-t-il comme option ? J’ai pensé à la corde à danser et à des petits circuits cardio-musculaire maison pour conserver un minimum la forme.

 

Pour ce faire, je vous invite à me suivre sur Instagram pour voir mes petites capsules d’idées à faire en toute sécurité à la maison.  Si par ailleurs, vous avez des suggestions à me proposer, faites-les moi connaitre s'il-vous -plait !

 



Sur ce, bon courage et gardez la santé!

Rose Marie Jarry
Athlète, chef patissière & 
Fondatrice de KRONOBAR